La dernière enquête de Sherlock.

 

Galery  
 
 

- Vous affirmez que le Sommeil est dû à la pesanteur?
- Élémentaire, mon cher Watson!

Le Sommeil est une énigme, depuis... la nuit des temps. Et les énigmes ont ceci de particulier que tant qu’elles n’ont pas été résolues, tout un chacun peut donner son avis et une explication, sans grand risque. Mais ce n’est pas ce que vous allez lire ici. Il s’agit bel et bien d’un article qui repose sur les lois de la physique et des milliers d’observations sur terre, dans l’espace et même dans l’eau. La pesanteur a existé avant même que la Terre ne soit créée il y a de cela 4 milliards d'années.
Toutes les créatures vivantes, depuis les cellules jusqu’à l'homme vivent avec elle et s’y sont adaptées. Nous vivons au fonds d’un puits de gravité dont on ne sort pas.

Darwin

Si, comme le propose Darwin, la vie a évolué à partir de la mer, les espèces terrestres ont rencontré trois conditions nouvelles : tout d’abord l'atmosphère et ont, développé les poumons, ensuite une température changeante, et développé un système de sang chaud , et enfin la gravité, et développé les membres et des muscles et des os, pour supporter leur poids de manière à être en mesure de déplacer, se nourrir et se développer dans les zones plus larges . Et se nourrir soulage la faim et participe à l’apport d’énergie dont notre corps a besoin pour assumer ses fonctions essentielles, de son côté le sommeil, périodique et nécessaire soulage la somnolence mais après?. La question demeure ! Pourquoi avons-nous besoin de dormir?

Les muscles

Ce qui est difficile à réaliser, lorsque l’on ne s’occupe pas de microgravité ou de gravité et qu’on ne travaille pas dans l’espace ou pour l’espace, c’est qu’un grand nombre de nos muscles participent au maintien de notre posture: que nous soyons debout, assis ou allongés et ceci pendant toute la durée ou nous sommes éveillés. Tous nos muscles sont sous tension et certains qu’on appelle les muscles anti gravité travaillent contre la pesanteur même si cet effort ne nous est pas évident. Il existe un muscle assez extraordinaire, c'est le muscle de la mâchoire : le muscle masséter, qui sert bien sûr à mâcher les aliments mais qui est aussi un muscle anti gravité, il maintient les deux mâchoires en contact et malheureusement au moment du décès ce muscle qui devient inerte ne tient plus les mâchoires ensemble et c'est pour ça que les gens décédés souvent ont a bouche ouverte,pas gai. Évidemment il y en a beaucoup d’autres, pas toujours aussi discrets, qui se manifestent parfois dans les jambes, le dos, le cou. Les muscles du cou supportent un poids de 5 kg …une tête, pendant tout le temps de l’éveil.
Plusieurs études montrent que les astronautes qui n'ont pas à lutter contre la gravité ont un temps de sommeil réduit : ils ne dorment que 6 heures quand leur emploi du temps prévoit 8 heures comme s’ils étaient au sol. Leurs muscles n’ont pas à lutter contre la gravité, ils sont moins “fatigués” et n’ont pas besoin d’autant de repos que sur terre. Attention il ne s’agit pas d’une fatigue ordinaire comme après une intense journée de travail, ni même de la fatigue éprouvée après un marathon, non, cette fatigue ne se ressent pas de façon concrète, mais seulement par le biais d’une somnolence et le besoin d’assoupissement.
Un Américain qui voulait vérifier les effets de l’apesanteur sur les astronautes a il y a longtemps, plongé un sujet dans de l’eau jusqu’au cou, pendant une semaine. Las, le sujet n’a pas eu besoin de dormir plus de 3 heures par 24 heures, et ne montrait aucun des signes d’un manque de sommeil.. .

Conclusion

Il est donc clair, mon cher Watson, que le sommeil sert à ce que les muscles anti-gravité se relâchent et puissent se détendre une fois toutes les 24 heures. C’est peut être anecdotique, mais dans les temps anciens la croyance que l'âme quittait le corps pendant la période de rêve était une vision anticipée d'une connexion entre le rêve et l'apesanteur . Evidemment ceci ne dit pas ce qui se passe dans le cerveau pendant le sommeil. Même si le temps de sommeil est réduit, les rêves se produisent toujours, et restent pour l’instant un des grands mystères de l’activité de notre cerveau pendant le sommeil